jeudi 31 mai 2007

A la terrasse d'un bistrot .

Un homme, une femme .

Moi entre les deux .

Ils fument . Pas moi :j

J'ai oublié mon briquet .

Je n'ose importuner la femme,

demande à l'homme du feu .

Par trois fois je réitère :

même sujet, même objet .

La femme entre dans le café .

Revient avec une boîte d'allumettes

qu'elle jette sur ma table .

Et s'en va .

Véxée ? Exaspérée ? Désappointée ?

L'histoire ne le dit pas .

Moralité :Jusqu'où le féminisme va-t-il se nicher ? ...
Un beau jour, une musaraigne mutine

émigra un un bon matinau milieu de mon jardin

pour grignoter quelques tartines .

La rongeuse était habile :

elle élut domicile

près d'un pot de terre

où elle s'enfouit, la maligne ;

restons toujours sécuritaire ...

Je voulus lui offrir unfestin royal,

croissants croustillants et bien dorés .

Elle dédaigna les miettes de ce repas :

elle préférait un régime plus frugal .

on est prolétaire ou on ne l'est pas !

Bientot, elle s'habitua sans risques

à partager, chaque vesprée,

les restes de mon diner,

pas effarouchée,

en passant de temps en temps .

Moralité :la belle était farouchement antiislamiste

puisqu'elle n'aimait pas les croissants .

J'aimerais n'être pas vénère
n'être pas toujours amère
rester joyeuse, me sentir cool,
ne pas indisposer les copains
faire rire de rien, être à la coule
et surtout pas faire chier mon voisin !
C'est pas demain
que j'vais changer
c'est pas demain
que j'vais trouver mon balancier ...
Est-ce qu'à Evreux ça ira mieux ?
c'est pas certain :
j'emporte ce qui me reste de mieux,
j'ai pas fini de galérer
Comme la cigale j'ai cru chanter à qui mieux mieux
je suis aphone, j'ai plus la pêche

Y a quelque chose qui s'est brisé

J'appelle
au secours
je crie " à moi "
mon Marc qui ne m'entends pas .
Fais-moi une fleur !
- Et pourquoi pas
" dessine-moi un mouton " ?
Non mais ça n'va pas !
Si t'as les nerfs à fleur de peau
calme-toi, prends un bédo !
- Mais je suis dans la fleur de l'âge ...
- Tu n'vas pas arriver comme une fleur !
A toi de te débrouiller ...
On n'va pas te couvrir de fleurs :
tu n'as qu'à travailler ...
- Mais c'est de flouze dont j'ai besoin
J'ai pas un radis : fais-moi une fleur,
ou je n'ai plus rien !

- Tu crois que t'es la fine fleur
du quartier ?
Arrête de faire le frileux
tu n'as jamais été fleur bleue !
Tes sentiments, tu t'les mets où j'pense
et tes soucis aussi .
Quand refleuriront les blancs lilas
pour toi tout s'arrangera !
Quand refleuriront les lilas blancs ... "
Des chansons fleuries il y en a tant et tant !
La capucine, c'est la ronde des enfants
" y a plus de pain chez nous ... " Quel oubli !
On va crever la dalle ! Heureusement
" y en a chez la voisine ... " Espérons seulement
que cette voisine ne soit pas fourmi !
Y a pas plus gentil que le coquelicot
qui salue à tous propos
les messieurs-dames, tellement poli
qu'il s'en excuse et en rougit .

" Marguerite, donne-moi ton coeur ... "
C'est tendancieux franchement
qu'est-ce qu'il veut; ce mec-là ?
Il désire son corps, ou son coeur ?
Marguerite, méfie-toi :
il n'est pas net, ce gars-là ...
Par contre, le jeune innocent,
il apporte tous les dimanches
à sa maman
des roses blanches qu'elle aimait tant !
C'est mélo, c'est pathétique
ça nous arrache les larmes, même sans musique !
Quant à Riquita
" jolie fleur de Java ",
c'est une espèce rare
que je ne connais pas ...
Qui est-il ? Que fait-il ? Où va-t-il ?
Franchement aimerait-il
qu'on lui pose toutes ces questions ?
Vous êtes très indiscrets
Melez-vous de vos oignons ...
Donc , si j'en parle, ce sera en confidence
tout doucement, pour le mettre en confiance .


Ce n'est pas Raphael
mais il a l'air d'un ange
comme Gabriel
Il n'a pas une voix de velours
comme le dit Carla Bruni
il vibre à l'infini .
Je n'me lave plus, je ne mange plus
Je suis ma-la-de
complètement ma-la-de
des mots qui m'agressent ou me caressent
et où je puise mon ivresse .

J'aime les mots, les mots croisés
les mots fléchés, les mots rimés,
ceux que j'aime à l'horizontale ou à la verticale,
en diagonale ou à l'hexagonale,
en parallèles, ou inversés,
en losangess, ou en carrés .
Il y a ceux qui me dopent plus qu'un joint
et qui nourrissent mon addiction ;
c'est l'overdose assurée
un trip dont j'ai besoin .


Et j'ai soin de les peaufiner,
de les lécher et de les pourlécher
parce qu'ils me mettent en appétit .
Je m'en gave comme d'un bonbon, , d'une sucrerie,
d'une gourmandise, d'une confiserie,
comme d'un nectar, de l'ambroisie,
de sons suaves qui m'extasient,
comme une tartine de miel fleuri .
Comme une douceur, une liqueur de génépi,
comme une mélodie, comme une harmonie,
une mélopée divinatoire
un envoûtement incantatoire .

Il en est pourtant quelques-uns
qui me paraissent vains :
jalousie, déception, passion,
oubli, dérive, abandon, duplicité, trahison, mal d'amour
qui ne rime jamais avec toujours .
- Voyons, Cathie, il y a des choses
qui ne se disent pas !
-Arrète ! pas de psychose,
Ca ne te regarde pas .
- Mais as-tu l'avis de ton mari,
de ton médecin, de ton destin ?
- Assez, l'ange gardien,
n'en remets pas une dose ...
- Et toi, arrête de rimer
et pense plutôt à ta santé .
- O.K., l'ange, allons trinquer à ma santé .
Après je ferai de moi ce qui me plaira .
Tu le sais, tu ne m'auras pas comme ça !
- Je suis triste à mourir
.... allons-bon, je m'y mets aussi ...
... enfin je voulais dire
que t(as pas l'âge du cercueil !
- Non ... Mais l'âge de mes artères !
Avec cela, ça te suffit ?
Je ne rime pas, d'ailleurs,
je fais , ignorant, des assonances .
- Ah bon ! quelle différence ?
Tu es bien la prof de lettres que tu étais,
vieille pédante,
avant que ... mais reprenons notre sujet .
- Au moins sois clair : tu disais ?
- qu'il fallait, Cathie, t'occuper de ta santé .
Et ce n'est pas toi qui m'empêcheras
de sauver ta peau, petite écervelée !

- Bravo, la gaffe malheureuse,
voila trois ans que j'ai été décervelée
... enfin, seulement une partie,
celle qui m'a causé tant de soucis ...

...Mais tu as raison, je rimais !
Je fais de tout une chanson
comme chaque jour , avec passion .
Donc, l'ange, t'inquiète,
c'est uste que j'écrivais .
Au présent, songe à cueillir la rose
Carpe diem : songe à cueillir la vie .
Tout est cretitude, tout est réalité,
Pas de pari : c'est juste l'instant du cri
Que tu croques dans une pomme épanouie .

Pourquoi l'imparfait ? Est-ce donc ainsi
le temps du pas fini,
de l'erroné, de l'inachevé
et va-on souffrir sa médiocrité ?


Le passé simple, c'est une infinie tristesse
Le temps des disparus
De ceux qui fure nt et ne sont plus
De ceux qui vécurent
Et passèrent sans demander leur reste .

Quant au composé, c'est le temps de l'oubli
Celui aussi des remords et des regrèts
Du repentir et de l'inassouvi
De ce qu'on aurait dû et que l'on n'a pas fait .

Devenir, c'est demain, le futur
Le temps des espérances et des boutures
Des fleurs et des aventures
Celui de l'avenir et des incertitudes .

Les antérieurs, futur et passé,
je considère qu'ils sont peu usités .
Quant au plus-que-parfait
il est trop beau pour être vrai .
Si tu es à l'ouest, si tu as le blues
et sans horizon, viens à la maison .
Pas de chichi, pas d'humeur jalouse :
on est entre amis, au diapason .

Y aura du pain, du vin, du saucisson
une guitare et des chansons
quelques rimes à l'unisson,
sans oublier le fameux jambon
celui qu'on accroche à sa porte
avec le violon,, comme le dit la chanson .

Allez, mon frère, oublie tes soucis
Oublie ta peine, ta nostalgie
Ne reste pas sur le paillasson
Vas-y et tu riras : ici pas d'interdit
Allons, sors et viens à la maison .

Si tu t'ennuies, si t'es pas épanoui
Si t'as le blues, si t'es as l'ouest
Ne demande pas ton reste
Tu seras toujours bien accueilli .
D'où venait-elle ? En quelle saison ?
De quel massif ? De quel buisson ?
Ce qui est sûr,
ce n'était qu'un peu de verdure
un embryon de culture
mutilé
qui demandait à être raciné .
Mais bientôt, je vous le jure, elle aura belle allure
si elle veut bien se laisser soigner .
C'est elle que je dédie à la postérité
et c'est pour elle que je vais rimer .

Allons, ma belle, ne crains rien,
j'ai la main verte, les pouces calins .
Ne t'occupe de rien . Je vais te bichonner
En quelques semaines, tu sauras prendre ton pied .
Ma patience, mon savoir-faire te guériront
et tu seras, sans conteste, à la maison
la reine de mon éden, sans prétention .

A moi de jouer . Un peu d'eau, un pot de verre
beaucoup d'air et de lumière
Tel est le secret de ta santé .
Ne t'avise pas de pourrir tes racines
Il serait dommage que tu abîmes
tes fragiles filaments ;
c'est par eux que tu puises
l'eau claire et pure, enfin tes aliments .

A l' issue de ta saison,
forcie, ragaillardie, pleine d'appétit,
tu deviendras épanouie .
Allons, ma jolie, encore un effort .
Te mettre en terre, t'arroser, fixer un support,
t'orner d'un cache-pot fantaisie
et de toi j'en aurai fini .

Je te la donne, cette chanson,
à toi mon embryon, mon avorton,
mon fruit de la passion
avec rimes et raisons .
Porte-toi bien, deviens bourgeon
et demain tu trôneras dans mon salon .

Salut, bouture
Merci, verdure
Tu as nourri l'éclosion
des fleurs de ma fiction .
Dans mes rimes et mes chansons
tu peux compter sur moi
ce n'est pas du bla-bla-bla .
J'essaie de dire avec passion
ce qui m'inspire, mes émotions .
Pas de rimes sans raison
tout est sincérité, pas de flon-flon
C'est juste un cri alléluia .
Chaque fois que tu me liras
tu peux compter sur moi
ce ne s'ra pas du bla-bla .
D'ailleurs c'est toi qui m'as initié
à Interneet et au clavier
C'est grâce à toi si j'ai retrouvé
ma créativité, mon identité .
Plein de patience et d'attention
tu m'as ouvert la voie de la confiance,
jusque là toute frustration, appréhension .
C'est à toi que je dédie
mes rimes et mes chansons .
Tu peux compter sur moi
je n-ferai pas du bla-bla-bla .

Elle fait son Hugo
> elle fait du Rimbaud
> On écrit ou on n'écrit pas
> mais ça lui passera .
>
> Elle se prend pour qui
> depuis qu'elle écrit
> elle rimaille à tout va
> mais ça lui passera .
>
> Elle pousse son odelette
> elle fait ça sur Internet
> elle ne pense qu'à ça
> mais ça lui passera .
>
> Elle attend que sa muse
> l'inspire toujours plus
> qu'elle poétisera
> mais ça lui passera .
>
> Elle croit qu'on l'admire
> elle pense qu'on va la lire
> elle espère le Fémina
> mais ça lui passera .
>
> Bla-bla-bla
> bla-bla-bla
> Tant pis pour elle
> si elle n'est pas Immortelle
> Yourcenar s'en chargera .
>
> Et à présent un délicieux bain de lait
> pour adoucir mes vieux déchets .
> ( Ca, ce n'est guère poétique, mais plutôt hygiénique ... )
>
> Elle fait sa Carla,
> elle fait sa Vanessa,
> manquait plus qu'ça .
> Sandrine, ça s'fait pas,
> tu me piques mes idées,
> ça te passera .
>
> Moi, je voulais
> " J'aime le vent ... "
> C'est vrai : juste mon air préféré .
> Non, fallait pas me le chiper .
> Elle fait sa Kimberlain,
> mais ça ne lui vaut rien
> parce que moi je sais
> que
>
> Je n'aime pas le temps
> qu'il faut toujours compter
> je n'aime pas l'attente
> de peur de m'enliser
> je n'aime pas les heures
> et les années passées
> à perdre son bonheur
> et les moments gachés .
>
> Je n'aime pas le ciel
> s'il n'y a pas d'éclaircies
> je n'aime pas les nuages
> s'ils font toujours la pluie
> je n'aime pas les orages
> ni les éclairs la nuit
> ni les intempéries
> celles de mon ennui .
>
> Je n'aime pas l'automne
> s'il n'y a pas l'été
> je n'aime pas le froid
> ni les hivers glacés
> je n'aime pas le vent
> si c'est celui de l'oubli
> Je n'aime pas les heures
> ni les années passées
> à perdre mon bonheur
> au gré de ma vie .
>
>
> Maintenant, je peux aussi te faire du Brassens :
> " Elle est pour toi, cette chanson " ...
> Non, je déconne !!!
> Après cette heure de putain de clavier,
> je déconn...ecte !
Je suis grave : pas de pommes, pas de pompons, pas de bidouillis .
> Il n'y a qu'à toi que je peux peut-être tout te dire .
> J'ai des années de retard de solitude .
> J'ai des années de frustrations et d'oublis de moi .
> J'ai des envies de mots, d'adjectifs lumineux, de phrases sans équivoques .
> J'ai des besoins d'approches, j'ai des besoins d'autrui, j'ai besoin d'exploser mes messages,
> d'écrire des feux d'artifice de lettres scintillantes, d'attiser des élans d'amour et d'amitié .


> " Je " est devenu les autres que j'aime et qui me donnent un sens .
> Pardon d'être si " je " ...
> Brigitte, tu es une fille formidable et j'espère t'avoir pour amie ( privilégiée ) .
> Arrêtons d'avoit les chevilles enflées ...
> A très bientôt ; pommes, pompons et bidouillis

> J'écris les nuits, j'écris les larmes, j'écris l'angoisse .
> J'écris les aubes qui n'en finissent pas, les silences qui oppressent , les lumières qui aveuglent .
>
> J'écris le froid, j'écris l'hiver, j'écris la neige étique, la grisaille des flaques, les nuages blafards .
>
> J'écris l'horizontal , j'écris le vertical,
> j'écris les lettres, j'écris les chiffres,
> les chiffres qui bourdonnent
> les lettres qui restent muettes .
>


> J'écris des brassées de parfums,
> j'écris des senteurs de couleurs,
> j'écris des gerbes de musiques
> des fragrances de miel, des vocalises de roses, des orchidées d'espoir
> et la chair de ma chair,
> Toi, mon enfant .
> Et j'écris sur ton nom
> LIBERTE

mercredi 30 mai 2007


FABLES DE MON JARDIN ( et d'ailleurs ... )
Autrefois, la coccinelle était noire et terne,
et elle était aptère .
Elle n'avait vraiment rien pour plaire
et se sentait un repoussoir .
Elle alla donc se plaindre à Dieu
" Mais que fais-je sur la Terre ?
Je ne suis d'aucune utilité
et cela me désespère !
Toi qui m'as créée, à toi de jouer ! ...
Un brin de fantaisie ne saurait me déplaire .
La sauterelle est verte comme les prés,
les scarabées peuvent être dorés,
il existe aussi des fourmis ailées !
VS la cigale, je ne chante pas .
VS le criquet, je ne stridule pas .
VS l'abeille, je ne bourdonne pas .
Je te le redis : que fais-je sur Terre ?
"Dieu alors lui répliqua :
" Dorénavant,ta carapace sera ornée
de pois rouges ou orangés .
Dorénavant, tu voleras dans le vent
et tu annonceras utilement
du lendemain le temps .
"Depuis ce jour, la coccinelle
s'appelle " bête à Bon Dieu "
.Les enfants, dans une ritournelle,
se plaisent à regarder ses ailes
pour savoir, quand elle le veut,s'il y aura du beau temps ...