D'où venait-elle ? En quelle saison ?
De quel massif ? De quel buisson ?
Ce qui est sûr,
ce n'était qu'un peu de verdure
un embryon de culture
mutilé
qui demandait à être raciné .
Mais bientôt, je vous le jure, elle aura belle allure
si elle veut bien se laisser soigner .
C'est elle que je dédie à la postérité
et c'est pour elle que je vais rimer .
Allons, ma belle, ne crains rien,
j'ai la main verte, les pouces calins .
Ne t'occupe de rien . Je vais te bichonner
En quelques semaines, tu sauras prendre ton pied .
Ma patience, mon savoir-faire te guériront
et tu seras, sans conteste, à la maison
la reine de mon éden, sans prétention .

A moi de jouer . Un peu d'eau, un pot de verre
beaucoup d'air et de lumière
Tel est le secret de ta santé .
Ne t'avise pas de pourrir tes racines
Il serait dommage que tu abîmes
tes fragiles filaments ;
c'est par eux que tu puises
l'eau claire et pure, enfin tes aliments .
A l' issue de ta saison,
forcie, ragaillardie, pleine d'appétit,
tu deviendras épanouie .
Allons, ma jolie, encore un effort .
Te mettre en terre, t'arroser, fixer un support,
t'orner d'un cache-pot fantaisie
et de toi j'en aurai fini .
Je te la donne, cette chanson,
à toi mon embryon, mon avorton,
mon fruit de la passion
avec rimes et raisons .
Porte-toi bien, deviens bourgeon
et demain tu trôneras dans mon salon .
Salut, bouture
Merci, verdure
Tu as nourri l'éclosion
des fleurs de ma fiction .
De quel massif ? De quel buisson ?
Ce qui est sûr,
ce n'était qu'un peu de verdure
un embryon de culture
mutilé
qui demandait à être raciné .
Mais bientôt, je vous le jure, elle aura belle allure
si elle veut bien se laisser soigner .
C'est elle que je dédie à la postérité
et c'est pour elle que je vais rimer .
Allons, ma belle, ne crains rien,
j'ai la main verte, les pouces calins .
Ne t'occupe de rien . Je vais te bichonner
En quelques semaines, tu sauras prendre ton pied .
Ma patience, mon savoir-faire te guériront
et tu seras, sans conteste, à la maison
la reine de mon éden, sans prétention .

A moi de jouer . Un peu d'eau, un pot de verre
beaucoup d'air et de lumière
Tel est le secret de ta santé .
Ne t'avise pas de pourrir tes racines
Il serait dommage que tu abîmes
tes fragiles filaments ;
c'est par eux que tu puises
l'eau claire et pure, enfin tes aliments .
A l' issue de ta saison,
forcie, ragaillardie, pleine d'appétit,
tu deviendras épanouie .
Allons, ma jolie, encore un effort .
Te mettre en terre, t'arroser, fixer un support,
t'orner d'un cache-pot fantaisie
et de toi j'en aurai fini .
Je te la donne, cette chanson,
à toi mon embryon, mon avorton,
mon fruit de la passion
avec rimes et raisons .
Porte-toi bien, deviens bourgeon
et demain tu trôneras dans mon salon .
Salut, bouture
Merci, verdure
Tu as nourri l'éclosion
des fleurs de ma fiction .
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire